C’est une démarche qui propose une prise de conscience par un double regard artistique.

Voir vidéo d’introduction : www.youtube.com/watch?v=1EzLJ4t7ZdY&feature=g-upl

Une représentation picturale in situ

 Le Street art, par le collage de silhouettes tailles réelles in situ, permet d’imaginer la fin du périple des migrants, avant la montée espérée, à bord des ferries. Cela permet de rendre visible dans la rue, une réalité humaine nocturne cachée. Le collage sur la zone portuaire permet de mettre en parallèle, les conditions de « voyage » des migrants actuels et celles des migrants des siècles passés.

Une captation photographique qui témoigne

La photographie permet une vision d’ensemble et replace ces silhouettes furtives, dans ce contexte hostile. Le  parti-pris, proche du reportage de presse, témoigne de cette  actualité tragique, sans cesse renouvelée. Le choix de la photographie argentique noir et blanc, donne force et corps à un sujetlui-même fort, comme celui des migrants. L’ « écriture » du photographe et son intuition à mettre tout son savoir au service de ce sujet, rendant possible une exposition artistique tout-public.

La fuite, 2012, acrylique noire sur papier fin, 200 x  90 cm

Sur le point, 2012, acrylique noire sur papier fin, 200 x  200 cm

La rue, théâtre à ciel ouvert, témoigne autant de la tragédie humaine, que du courage des hommes. La nuit venue, des maquisards urbains, se faufilent, se cachent, se recroquevillent, s’imbriquent dans ce décor portuaire. Ils ne sont pas les bienvenus, ils le savent. Apatrides par la force des mots  et  des armes, ils ont erré longtemps pour gagner Cherbourg ; chèrement ! Port de transit, terre d’espérance, c’est un sésame pour des jours meilleurs qu’ils viennent chercher ici et pourtant… Ces hommes que l’Histoire a mis à l’épreuve, ne se résignent pas à perdre leur idéal : la Liberté. La détermination, le point de non-retour aussi,  au prix d’un dépassement de soi quasi inimaginable. C’est cette réalité-là, que nous n’avons pas vu, mais voulu rendre visible. Car le seul fait de marcher dans cette zone portuaire, suffit à faire courir l’imaginaire. Panneaux, barbelés, caméras comme autant de stigmates, tranchant  avec le bleu des flots. Il se dégage une impression, une pression même, d’être sur un terrain où des hommes ont  pu « jouer » leur vie, leur destin la veille. Des silhouettes peintes, contraintes par les lieux, mais toujours en mouvement,  pour des hommes qui veulent rester acteurs de leur destin. Des silhouettes qui s’accrochent à ce petit bout de terre, dernier maillon de tant de chemins parcourus. Certaines partiront, certaines resteront un peu, beaucoup… Des silhouettes de papier, fugaces, que le temps viendra altérer, mais qui laisseront une trace du passage de ces hommes discrets. Notre démarche donne à ressentir plus qu’à voir. C’est un regard, plus qu’un témoignage. Parce qu’il  n’y aura pas d’hôtels construits pour eux, ni de salle pour des bagages qu’ils n’ont  pas.  La rue montre  la trace de ces hommes de passage, qui imprègnent  une ville et en font son identité, aujourd’hui comme hier. 

Textes de Margaret Bonissent

Superbe photo réalisée par la plus que talentueuse Sabrina Lesert, photographe cherbourgeoise.

Je vous encourage à aller jeter un coup d’oeil sur son site : 

http://www.sabrinalesert.com/

http://expiration-brnl.tumblr.com/

Je repost le lien de mon deuxième blog qui relate ce qui m’influence quotidiennement.  Il s’agit de design, d’architecture, de photographie et bien sur de street art. N’hésitez pas à aller y faire un tour.

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I post again the link of my second blog which is based on what is daily influencing me. it’s about design, architecture, photography and of course street art. feel free to check it out!

expiration-brnl.tumblr.com


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23 Nov 11 at 11 am

presbytère. 2011

tags: photography  move 
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17 Nov 11 at 4 pm

PIERRE de Caen

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