
Il vous reste jusqu’au 15 octobre 2012 pour aller voir le très beau travail pictural de Jean-Philippe Burnel à Coutances (Basse-Normandie)
Un petit aperçu de son exposition sur son blog : http://jph-burnel.tumblr.com/
réalisation de l’encart : BRNL

Il vous reste jusqu’au 15 octobre 2012 pour aller voir le très beau travail pictural de Jean-Philippe Burnel à Coutances (Basse-Normandie)
Un petit aperçu de son exposition sur son blog : http://jph-burnel.tumblr.com/
réalisation de l’encart : BRNL

En préparation de l’exposition de mon père : Jean-Philippe BURNEL
Depuis 4 ans, il peint des bonobos dans son grand atelier de Cherbourg. En Juin, à Coutances, il exposera ses multiples oeuvres. C’est un rendez-vous à ne pas manquer!

Techniques mixtes :
Collages papier sur bois / acrylique / bombe de peinture / vitrificateur / pigments / brou de noix /
Gérôme est atteint de la neurofibromatose, également appelée maladie d’ « Elephant Man ». Cette pathologie lui déforme considérablement son visage. Ce jeune homme vivant en Île-de-France ne suscite qu’effroi à chaque sortie dans la rue. On l’appelle parfois Casimodo. Sa seule volonté serait de pouvoir marcher dans la rue, sans être reconnu ; se fondre dans la foule, d’être n’importe qui…

Le regard des autres est trop dur à porter, l’handicap esthétique est trop fort. Il lui faut changer de visage. Le professeur Lantiéri décide donc de pratiquer sur Gérôme, la première greffe totale du visage. Y’aura-t-il rejet ? Infection ? Complications ? Va-t-il se reconnaitre ? Va-t-il accepter ce morphing ? le questionnement est interminable.

« Le nouveau visage prend les formes de l’ossature osseuse de Gérôme, il n’y a aucun risque de complication ». Il a tout de suite accepté ce visage, c’est lui! Il se fond maintenant dans la masse, sans attirer les regards et les moqueries. Incognito ? Peut-être pas tant que ça. Le monde entier a suivi cette aventure médicale, il incarne cette avancée notoire de la science. Tout ça nous fait réfléchir sur l’éthique de ce genre de pratiques. Comment peut-on vivre avec une partie de l’identité d’un mort ? Quel est le degré d’acceptation psychologique de ce nouveau visage ?

Cette réflexion est légitime, mais peut être quelque peu futile pour quelqu’un qui a vécu toute sa vie avec un visage qui ne considérait pas comme sien.
L’homme qui voulait passer incognito.